Ah, je sais, vous voudriez tout savoir de mes folles aventures parisiennes.
Sans rire, j'aurais adoré vous raconter tout ça.
Sauf que de retour assez tard hier ma réalité de femme au foyer au foyer Döringtstataise m'a rattrappé à grand coup de pied dans les fesses.
Oui, rien que ça.
Un changement de train très très long et compliqué (pour cause que je ne parle pas bien allemand, que je n'entends pas des masses, alors les messages en Allemands sur un quai de gare bondé...)
Un mari et des enfants fatigués, heureux de me voir, mais très fatigués.
Fatigués au point de penser aux fleurs, au joli dessin, à nourrir les enfants avant de partir, mais d'oublier les clefs de la maison...
On en a profité pour faire un tour, Döringstatd la nuit, c'est beau.
Mais la veille j'étais dans un resto bondé de Bastille, alors, je n'étais pas hyper impressionée par le spot qui illumine le clocher de l'église.
Et ce matin, quelques broutilles, lever aux aurores, un "punaise, j'ai oublié le déjeuner d'Elliot",
suivi d'un "punaise-version-hard j'avais pas vu ce rdv chez le pédiatre ce matin",
suivi d'un "gros gros punaise hard, c'est demain le mariage de C et D et toutes mes fringues potables et à ma taille ont été portées lors de mon séjour à Paris..."
On ajoute un frigo vide, un panier à linge plein, un Raphael morveux, un Elliot très excité, une caisse du chat qui ne sent pas la rose...