Les aventures des poussins, racontées par leur presque poule de mère
4 jours
3 nuits
0 enfants
0 mari
0 ménage
0 lessive
4 restos
1 ciné
Une paire de bottes
2 Bd
Une dizaine de livres
2 DVD
16 heures de train
6 copines vues
Une nièce embrassée (ainsi que ses parents)
Et surtout…
Une maison vendue.
Un gros crédit remboursé.
Un sommeil serein retrouvé.
Je crois que le poids de ma valise au retour était inversement proportionnel à celui de mon esprit.
Et puisqu’on l’avait quitté il y a plus d’un an, puisque cela faisait quand même 17 mois qu’on essayait de la vendre, je n’ai pas eu l’impression de vendre « mon chez moi ».
En Allemand, il y a un mots qui n’existe pas réellement en Français, Heimat, dans le dico c’est traduit par pays natal, ça peut être aussi la patrie, dans plusieurs livres, c’est utilisé pour la région ou même le village d’où l’on vient, l’endroit où l’on se sent chez soi, où l’on a, la plus part du temps ses racines.
Sur le chemin du retour, au bénéfice d’une longue escale à Stuttgart, j’ai pu manger un Bretzel Allemand, bien frais.
Ce n’est pas que ça m’avait manqué, mais ça m’a fait plaisir, étrangement, j’ai repensé cette même escale, à l’aller, 4 jours plus tôt.
Car finalement, était il bien patriotique, ce plaisir ressenti, dans la même gare en voyant mon TGV Français m'attendant à quai…
Je suis de là où je suis au moment ou je suis, souvent opportuniste, parfois nostalgique, mais jamais complètement à l’Ouest…
De moins en moins, même, je dirais…