Les aventures des poussins, racontées par leur presque poule de mère
Les temps sont durs, l’arrêt de la cigarette n’a pas forcément l’effet que j’attendais.
Que j’attendais, hein, pas que j’espérais…
Je pensais être énervée, j’imaginais faire un combat de boxe sur la Wii chaque soir afin d’épargner mon mari, mes enfants et mon chat.
En fait, je suis surtout déprimée, l’impression d’avoir perdue une bonne copine (oui, je sais la copine, elle essayait de m‘enfoncer un poignard dans le dos, mais bon)…
L’arrêt de la cigarette et Raphael qui ne fait plus de sieste le matin, font que je n’ai plus vraiment de pause dans ma vie de mère au foyer.
Pour m’approcher de l’ordinateur, je dois ruser, car s’il a arrêté de grincer des dents, son grand truc reste de manger la table en marbre sur laquelle se trouve l’ordi.
Là je l’ai joué finement, ou presque, il est assis dans sa chaise haute, à coté de moi, avec une tartine de fromage fondu.
Ma pause ordinateur va me coûter 5 minutes de nettoyage en prise de catch, sans compter le passage au karsher pour la chaise haute.
C’est ça où je dénonce Agrippine qui dort en toute discrétion sur une chaise, si je la montre à Raphael j’ai 5 bonnes minutes devant moi.
Je peux aussi le poser dans la chambre d’Elliot, là c’est 10 minutes tranquille minimum, mais le risque qu’il tombe sur une pièce, une roue de petite voiture ou un casque de Playmobile est trop fort, je ne suis pas la meilleure des mères mais quand même…
Quand je lis, c’est pareil, le but de sa vie devient « manger ou déchirer le livre de maman ».
Bizarrement, quand je fais le ménage ou que je plie du linge, il me laisse tranquille et vaque à ses occupation.
Il me déteste c’est sûr, d’ailleurs, j’en ai eu la preuve hier, j’ai surpris Raphael mettant les caleçons propres de son père dans le panier à linge sale…
Elliot ne vaut pas mieux, l’ingratitude incarnée ce môme:
L’autre jour, en voyant le M que j’ai tracé sur la table avec de la cire avant de l’étaler Elliot s’est exclamé « oh, comme dans Mac Donald » , « Oui Poussin, comme dans Maman, dans Mélanie, et dans mal aimée aussi… »
Il y a quand même une chose qui me réconforte, ce n’est pas l’amour de mon mari, ni les ronronnement de mon chat, ni même mes tablettes géantes de Milka, non ce qui me réconforte, c’est ma grande réussite en jardinage, LA découverte de mon congé parental, il semble que j’ai la main verte.
Car, attention, ta-ta-ta-tin:

Il y a cacahuette dans le pot.
Bon j’espère qu’avec le bol que j’ai en ce moment, il n’y en avait pas qu’une car elle n’était pas mure, j’ai tout renfourné dans le pot en espérant que ça supporte le rempotage sauvage…
Ah, bientôt à nous les apéros fait maison, snapps de raisin de la voisine et cahuette(s) du balcon...vous v'nez?