Les aventures des poussins, racontées par leur presque poule de mère
Ma nouvelle amie imaginaire, Caroline Ingalls, me pousse parfois à faire des choses étranges…
J’avais déjà l’habitude de caresser le petit loup imaginaire d’Elliot, alors, lorsque dans un supermarché Caroline m’a parlé et m’a suggéré d’acheter des lentilles, je n’en ais pas été particulièrement surprise.
Pourtant des lentilles, je n’en avait pas vu depuis la cantine, au collège.
J’avais croisé des cousines, un peu plus grosses que mes lentilles de collège, chez ma belle mère, pour la nouvelle année, il parait que ça apporte la fortune que d’en avaler de grandes assiettes.
Je me suis faite avoir la première année et ne voyant pas mon porte monnaie déborder durant l’année, je n’ai pas récidivé l’année suivante.
Dans mon livre « comment être une mère parfaite » que m’a offert Caroline ma mère, j’ai lu la bonne idée de faire dessiner à Elliot, un visage sur un œuf privé de son chapeau et d’y planter des lentilles.
Cela me semblait être une activité saine et amusante, Caroline m’a d’ailleurs approuvée.
Bon, j’ai rigolé de voir Stephan souffler dans le trou minuscule fait au péril de sa main avec un pic à bigorneau (faut bien qu’ils servent ces pics, en Allemagne).
Quand il a compris que le but était d’en faire des pots à lentille, il a repris son souffle et a agrandi le trou.
Fin de la partie amusante de l’activité.
Ensuite, faire dessiner un visage rigolo à un enfant de 3 ans qui n’a pas encore fait ses premiers bonhomme avec des feutres qui bavent au contact de la coquille (pourtant propre et sèche)
Déjà c’est moins rigolo et ça ne lui a pris que 2 minutes alors que je comptais l’occuper un bon quart d’heure…
Bourrer les œufs de coton, facile, même pas un œuf cassé, 1 minute trente.
Mettre des lentilles dedans, 3 minutes, et un demi sachet de lentilles (500g) étalé sur le parquet.
Mettre de l’eau dans l’œuf, 1 minute et un pantalon, une nappe et un tapis humidifié.
Attendre que les lentilles poussent, interminable pour un enfant de 3 ans, heureusement qu’il s’est vite désintéressé de l’affaire.
Évidement on a goûté les lentilles, enfin, les lentilles crues pour le moment, je n’ai pas encore eu le courage d’en cuisiner (à l’époque du collège, je n’aimais pas ça).
Quand Elliot m’a demandé s’il pouvait goutté, j’ai répondu oui, un peu amusée.
Il a fourré 2.3 lentilles dans sa bouche en disant « hum c’est bon ».
Comme une gourde crédule, j’ai fait de même, sauf que moi j’ai croqué…non seulement c’est immonde, cru, en tout cas, mais en plus le goût amère reste longtemps en bouche…
Je déconseille donc l’expérience, et j’en veux beaucoup à Caroline de ne pas m’avoir mise en garde.