Les aventures des poussins, racontées par leur presque poule de mère
Au départ quand j’ai accepté cette excursion avec l’aéroclub de Stephan, je n’avais pas tout suivi.
Moi j’avais compris que c’était l’affaire de 4 heures, un resto et une ballade.
Lui avait compris que j’avais compris qu‘il y en avait pour la journée, en même temps en 6 ans d’amour européen on a l’habitude des malentendus.
Je ne sais plus trop comment, mais c’est la veille que j’ai, par hasard, entendu qu’on ne rentrerait que le soir, j’ai du entendre ça grosso modo au même moment que la météo annonçait de la pluie pour la journée.
Waou, grosse journée, 10-22h, en excursion, avec 2 enfants, un groupe d’adultes, un bus et le but plus ou moins inavoué de picoler toute la journée, super, youpi, j’ai trop hâte d’y être.
On commence à 10h du matin, dans le garage d’un des membres de l’aéroclub qui se trouve aussi être le supérieur hiérarchique de mon mari au boulot pour prendre l’apéro, sekt (vin mousseux allemand) et cacahuettes.
Il pleut dehors, on est 20 dans un garage, Elliot est très excité par l’idée de prendre le bus, Raphael sera maintenu dans sa poussette grâce à ses premiers bretzels…
Enfin on monte dans le bus.

Et là c’est le bonheur, Elliot adore, il joue à « je vois quelque chose que tu ne vois pas et sa couleur est… »avec le patron de mon mari, Raphael regarde 10 minutes par la fenêtre avant de s’endormir, et moi, je suis bercée par le bus, je regarde la pluie qui tombe sur de charmants petits villages allemands.
J’aime le bus, on se laisse conduire, on est grand, on peut regarder par-dessus les clôtures des jardins…dommage qu’il faille en descendre.

On arrive au resto, ça devait être charmant, mais trop occupée à mettre la housse de pluie sur la poussette, tenir le parapluie, empêcher Elliot de se vautrer dans une flaque d’eau, je n’ai pas eu tellement le temps de regarder les belles vignes autour de moi, encore moins de les prendre en photo.
Pendant le déjeuner la pluie se calme, on va pouvoir la faire cette ballade, retour dans le bus direction une montagne de vigne.
On y arrive vers 3 heures, heure du goûter de Raphael, il a déjeuné tard, le guide annonce une ballade d’une heure, allons-y il goûtera au retour.

Après 2 heures trente de promenade (une montagne de vigne…ça monte) 2 heures de pleurs de Raphael, trente biscuits distribués, pour calmer du coté de la poussette et pour encourager à marcher du coté de l’aîné, mes bottes toutes neuves toutes pourrîtes par la boue, les épaules de mon mari meurtries par les 16 kilos d’Elliot, je n’avais qu’une envie, cracher mon Nicorette à la figure de ce guide menteur.
Pour se venger, ma poussette et mes bottes ont tout sali la belle salle où avait lieu le dîner et la dégustation de vin.
et finalement, la soirée fut sympathique, bons vins et découverte pour moi d’un étrange mélange de fromage un peu fondu (camembert allemand, moins fort que du Français), d’oignons coupé en petits morceaux, de paprika, et de beurre, l’Obatzter, un petit air de « les Bronzés font du ski », mais en fromage je suis téméraire.
Une caisse de Légos pour occuper les enfants, voyant qu’ils jouaient par terre, la femme du resto a même passé un coup de balai pour nettoyer les cochonneries faites avec la poussette (restaurateurs allemands, je vous aime…)
Après un retour en bus, arrosé de snapps (alcool fort) et bière, Papa n’était pas super frais pour aller à la messe ce matin (anniversaire de notre Kindergarten Catholique).
Il a d’ailleurs entendu les cloches du fond de son lit.
Maman aurait pu y aller, mais maman venant d’un pays où l’école est laïque, même sans gueule de bois, elle ne charge pas de cette corvée.
Surtout sans gueule de bois, même, je dirais…