Les aventures des poussins, racontées par leur presque poule de mère
Il a suffit de trois jours pour le monde que nous connaissions disparaisse.
Sans doute dans quelques temps penserons nous que l’évolution était nécessaire et normale, voir même qu’elle a amélioré notre vie.
Aujourd’hui je songe tout de même avec nostalgie à cette époque révolue pendant laquelle j’avançais, la tête haute, le regard fier…
Sans risquer d’écraser mon propre petit de ma Birkenstock en 40...
Du coup on pense à quelques adaptations, clochette, casque à pointe, on hésite encore…
Raphael n’a pas encore tenté la grande traversée, celle qui mène du salon-salle-a-manger-cuisine aux chambres et salle de bain, je crois que l’obscurité du couloir, pour qui n’atteint pas l’interrupteur, le freine un peu.
À moins que ce soient les chaussures dans l’entrée qui l’arrêtent…le grignotage de tong et baskets est irrésistible à ces yeux…et à ses gencives désertes.
Sinon, rien ne l’arrête…il me regarde en secouant la tête de droite à gauche quand je dit « NON! », ça le fait trop rigoler…moi aussi un peu, discrètement.
La chatte a étendue sa période d’isolement dans ma chambre, la sieste s’étirait de midi à 19h30 (avec un petit coucou dans la cuisine à 18h pour son dîner), elle commence à présent dès 8h le matin…je songe à installer sa caisse sur notre lit.
Elliot commence miraculeusement à jouer dans sa chambre, « parce que moi je suis fatigué de m’occuper TOUJOURS de Raphael »…
Quant à moi…et bien je me dit que je devrais nettoyer d’avantage le sol…et puis je jette un coup d’œil par terre, tiens, quelqu’un a du passer la serpillière sans que je m’en rende compte, c’est déjà tout mouillé…