Les aventures des poussins, racontées par leur presque poule de mère
Vous vous souvenez de mon problème de la semaine dernière, crise ménagère, envie de brillance qui sent bon dans la maison, jambes à débroussailler…
Et bien mes enfants se sont associés pour m’y aider.
Il faut dire que dimanche c’était la fête des mère ici (hop, hop, comme les Kinder, en avant première)
Ça commence avec Raphael, vers minuit 30, il se donne la peine de m’offrir 2 heures de temps pour câliner, chanter, changer une couche, faire un biberon (bah oui, à une heure du mat’ on tente tout pour qu’il se rendorme, sauf le Lexomil).
Là je vous vois sourire, vous pensez « ha,ha, elle se fait avoir comme une stroufette, deux heures de sommeil en moins, pour câliner chanter…en attendant son four est toujours aussi crado qu’une plage après une croisière de l'Erika et ses jambes encore équipées pour un hiver rigoureux »
Et ben non.
Déjà ce n’est pas 2 heures de sommeil en moins, c’est 3, parce qu’il me faut une heure pour me rendormir.
Et en fait ces 2 heures perdues la nuit, Raphael les rattrape le matin, pendant qu’Elliot est au Kindergarten.
Ce qui nous fait, en plus de la traditionnelle heure de sieste du matin, 3 heures de sieste, entre 8h30 et 11h30.
Pendant ce temps, je m’occupe sainement, j’apprends qu’en plus du formulaire XXX je dois annexer le formulaire YYY à ma déclaration d’impôt et que dans 3 jours, je pourrais également télécharger le formulaire WWW qui, bien que je l’ignorais jusque là manquerait à ma déclaration d’impôt, tout en papotant ainsi avec un charmant percepteur je m’active, pince à épiler en main…
Mais je ne m’approche pas de l’aspi, pas de la cuisine, et encore moins d’une éponge.
Car, c’est là qu’Elliot met la main à la pâte.
Auparavant, notre déjeuner nous prenait environ ¾ d’heures et une bonne partie de ma réserve de patience pour la journée.
Pendant ce temps là, Raphael fait en général la sieste (oui, encore, mais après il ne dort plus de 14h30 jusqu’à 19h30)
Mais depuis une semaine environ, je suis zen, je mange en 20 minute, sans râler, et j’ai du temps.
Je me suis lassée du « il mangera quand il aura faim, mais comme je m’inquiète quand même je négocie, je me fâche, je donne à manger comme à un bébé » et je suis passée à la bonne méthode à l’ancienne de papa maman (les miens) « tu sortiras de table quand tu auras fini ton assiette. »
Le record à table d’Elliot, est actuellement de 2h30.*sous vos applaudissements*
Mais attention, c’est là que le miracle intervient, il finit son assiette, mais s’en est presque secondaire, mais surtout il passe 2h30 à table, sans pleurnicher, sans râler, sans chercher à s'échapper et il n’est même pas fâché…
Pendant ce temps, je passe l’aspi, je range la cuisine, je nettoie le four…
Et je jette un œil sur le loustic…bah oui parce que quand il pique du nez dans son assiette de petit pois et qu’il s’en coince un dans le nez, il faut agir vite avant qu’il l’enfonce avec son doigt, courir, lui boucher la narine opposée, et enfin rigoler…en plus il me distrait pendant que je plie le linge…
Il y a quand même une faille à ces merveilleuses journées…en me couchant à 21h30 (après une nuit de 4h30 de sommeil, pas le temps de blogguer le soir), je l'ai bien sentie... le matin, après ma douche, j’étais encore tellement dans le gaz que je n’ai mis du déo que sous un de mes bras…