Les aventures des poussins, racontées par leur presque poule de mère
Je sais qu’Elliot a déjà 3 ans et demi, presque 4 en fait.
Qu’il y a des choses que je ne pourrai pas lui cacher toute sa vie.
Il ne boit pas de coca, ni de bière.
Bien qu’avec les beaux jours, il m’accompagne souvent sur le balcon, il ne fume pas, il ne va pas non plus seul à la brasserie pour jouer au baby-foot avec ses potes.
Mais depuis mardi, il joue avec ça:

Et ça, mon antimilitarisme héréditaire voulait l’éviter encore un peu.
Parce que quand il va me demander à quoi ça sert un tank, un fusil, un soldat armé d’une mitraillette, il va bien falloir que je lui explique en gros ce qu’est une guerre. (Ce qui me donnera aussi l’occasion de lui expliquer pourquoi le vert kaki me donne des boutons et pourquoi il n’aura pas de fusil en plastoc qui fait pan)
Je ne veux pas qu’il passe pour un bébé inculte en matière de jeux de garçon, mais rien ne pressait, il n’y avait pas urgence…
Sauf que mes beaux parents, ils n’ont pas encore la technique (ou la volonté) pour orienter ses choix en matière de jouet et ils lui ont acheté la panoplie complète. (à sa demande)
J’ai bien caché ma joie en allant récupérer mon innocent petit Poussin chez ses grands parents.
En Français, j’ai tenté un « et si on laissait ces jouets chez Oma pour y jouer que chez elle? »
Tu penses Hortense, on ne la lui fait pas celle là au Poussin…
Le lendemain, je l'ai joué plus finement, on descend l’arsenal pour jouer dehors et discrètement on laisse les bazookas au garage, « parce que les soldats, ils sont plus heureux dans les cailloux, en plein air que dans ta chambre, mon lapin en sucre… »
J’ai perdu une nouvelle bataille dans ma guerre contre les jouets de guerre de mon fils…
Et ce matin, c’était Spielzeugtag au Kindergarten bien catho de notre village, le jour où les enfants ont le droit d’emmener un jouet de chez eux.
Garde à vous, le tank est de sortie dans le sac à dos.
On a tout tenté, on a brandi le tractopelle Légo, le camion Pompier, la voiture télécommandée Flash Mac Queen, rien n’y a fait.
Mais ce matin, c’est papa qui l’a accompagné, et ce lâche a filé sitôt le sac à dos entre ouvert, mais il a bien saisi, je crois, l’utilité d’une discussion avec ses parents concernant les jouets offerts à nos fils…