Les aventures des poussins, racontées par leur presque poule de mère
Il a 6 mois…

Je n’arriverais jamais à vous faire un super beau et émouvant montage vidéo comme l’a fait la maman de Paul, alors, il faut que je fasse drôle…il le faut c’est ma spécialité.
Pas sure d’y arriver, pas cette fois…
MON bébé, mon tout petit qui est né hier, si, si je m’en souviens encore, mon périnée aussi sans doute, il a 6 mois.
Je pourrais dire que le temps file sans qu’on s’en rende compte, c’est vrai.
6 mois sont passés comme un éclair, pourtant certaines journées semblent interminables.
Pourquoi est-ce que je lis pour la 150ème fois de la journée la même histoire, le temps s’arrête?
Pourquoi est-ce quand je change une couche pleine, j’ai l’impression d’avoir fait la même chose minutes plus tôt (ah, ah…ça, c’est parce que j’ai VRAIMENT changer une couche identique 5 minutes plus tôt)
Et pourtant, le bilan comptable bonheur/corvées est positif et même créditeur.
J’ai beaucoup de chance d’avoir ce petit bonhomme, beaucoup de chance de passer tant de temps avec lui, je pense parfois à ce que serait ma vie si comme beaucoup d’entre vous j’avais repris le travail, je pense aussi à ce que serait sa vie et je me dit que lui aussi a de la chance.
On a de la chance d’avoir le temps, en plus des « soins » incontournables, de jouer, de rouler bouler, de caché coucou, de bisous prout, de balades en poussettes.

Et j’ai de la chance car Raphael dort bien dans la journée (même si c’est irrégulier) et il accepte de passer du temps dans son transat ou dans son parc, c’est un bébé généreux qui partage sa maman, avec son frère, avec l’ordinateur, avec l’aspirateur, et parfois même avec le chat.
Et j’ai beaucoup de chance parce qu’il y a 6 mois, je pesais 18 kilos de plus qu’aujourd’hui, et même si jamais plus ma ceinture ne retrouvera son cran originel, même si jamais plus mon digne postérieur ne s’assoira dans ce Jeans que j’aimais tant, c’est déjà pas si mal.
Si avant sa naissance je m’interrogeais sur l’amour que l’on porte à son deuxième enfant, si j’étais parfois dubitative devant les affirmations des copines (« ne t’inquiète pas, tu l’aimeras tout autant que l’aîné« ) je suis totalement rassurée à présent, il sait se faire aimer ce petit.
Et pas que par sa maman.
Il est devenu la star des petites filles du Kindergarten depuis qu’il est passé du landau à la poussette, notre arrivée déclanche des émeutes, on fait une meilleure audience à Döringstadt que les Tokyo Hôtel, et pourtant, Raphael est loin d’avoir la coupe de cheveux adéquate.

Bref, un bébé adORable, un bébé souriant, un bébé rigolo, un bébé mouillé du menton en permanence, un bébé qui sent un peu le vomi en fin de journée, un bébé dynamique, un bébé câlin, même si cela m’en coûte parfois un œil (je n’ai qu’à mieux lui couper les ongles), un bébé pas rancunier (avec son frère), bonne pâte, une vraie cradouille quand il mange, un bébé en or, quoi…