Les aventures des poussins, racontées par leur presque poule de mère

Il a mal vieilli dans notre appart surchauffé, il commençait à se dégarnir, on en retrouvait plein les Playmobiles…
Je ne parle pas de mon mari et de ses cheveux mais de notre sapin de Noël…
Aujourd’hui j’en ai eu ras la chaussette des aiguilles plantées dans le pieds et j’ai défais le sapin.
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J’ai attendu que les hommes soient à la sieste et j’ai rangé avec application et tristesse les jolies boules, les guirlandes et autres père Noël en faïence…
J’ai pensé à l’année prochaine, lorsque nous ouvrirons ce carton, j’ai imaginé Raphael emmêlé dans les guirlandes, Elliot à 4 ans et ses questions existentielles sur le père Noël et je me suis vue svelte et hyper bien coiffée…
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Et puis l’arbre s’est retrouvé tout nu, il m’a fait un peu pitié… pas longtemps.
Hors de question de le descendre par l’escalier, ce n’est pas notre semaine de ménage…
La fenêtre n’est pas plus envisageable, il faut traverser une zone à risque: le tapis.
J’ai donc décidé de le découper en petits morceaux de façon à le transporter en sac jusqu’au tas de composte de la propriétaire.
Je me suis aussi dis que ça serait plus discret pour les enfants, ils s’y sont attachés à cet arbre, enfin, surtout Elliot et Agrippine…
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J’ai attaqué aux ciseaux, le sapin a ricané alors je suis allée chercher le sécateur.
J’ai croisé Elliot dans le couloir: « maman, c’est quoi ça? »
« un sécateur mon cœur, retourne au lit »
« pourquoi faire un sécateur »
« pour couper quelque chose, retourne te coucher tout de suite ou je l’essaye sur un orteil… »
Il est retourné dans sa chambre sans jeter un coup d’œil au salon…l’heureux innocent.
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J’ai coupé toutes les branches, au début c’était facile, mais en descendant l’arbre s’est défendu, ça m’a coûté 3 doigts mais je l’ai réussi.
Il s’est retrouvé tout con, sans branches, un tronc d’un mètre cinquante, planté dans son socle, ridicule, il faisait moins le malin.
Enfin, sauf que le tronc, justement, semble être l’arme secrète du sapin…
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Je suis allée chercher la scie avec un mauvais sourire aux lèvres.
Couper un tronc de sapin avec une mini scie à métaux, c’est chaud…mais je l’ai eu.
J’ai, comme prévu camoufler les preuves dans de gros sac bleus Ikea, je me sens comme Jacques L’Evrentreur, trop forte, trop méchante, trop puissante… va falloir que je me calme.
J’ai quand même commencé ma liste de cadeaux de Noël pour l’année prochaine, je veux que le gentil papa Noël, il m’apporte une grosse tronçonneuse…