Les aventures des poussins, racontées par leur presque poule de mère
La vie de femme au foyer, ce n’est pas tous les jours, sourire de bébé, éclat de rire du grand, blog, café et chocolat…
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La vie de femme au foyer c’est aussi parfois, couches qui débordent, mauvaise humeur, ni l’envie ni le temps de rien faire, pleurs, cris, Légos qui traînent sur lesquels on marche pieds nus, sieste non simultanée des enfants…
Ces journées là elles commencent dès le matin, grand qui ne veut pas s’habiller, qui ne veut pas aller au Kinder Garden, petit qui ne veut pas manger et fini par vomir au moment où on le pose dans son unique combinaison pilote…
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A la fin de ces journées là quand le papa rentre au Poulailler, il y a comme une envie de prendre la voiture et de lui laisser les mômes…
Sauf que pendant ces journées là il fait froid, il neige et qu’on flippe de conduire de nuit dans ces conditions météorologiques.. Et que de toutes façons, il n’y a pas tellement d’endroits où aller…
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Alors à la fin de cette journée là, j’ai collé le mini poussin braillard dans les bras de son père, j’ai emmitouflé le grand, j’ai enfilé mes pauvres mitaines de laine et on est sortis, en pleine heure du bain, jouer à la neige…
Après avoir couru, s’être battus à coup de boules de neige, et s’être plus ou moins volontairement rouler dedans, on est rentré, on a rigolé de se retrouver en slip sur le palier tellement on étaient trempés.
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En entrant dans l’appart, un coup d’œil au papa des Poussins m’a permis de constater que lui n’avait pas trop rigolé…
Pourtant j’ai été sans pitié, j’ai sorti une soupe pour le grand, un biberon pour le petit et je suis allée m’enfermer dans la salle de bain, avec un bain, un bouquin et un grog citron-miel et rhum, pas mal de rhum.
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Le consentement de mon mari ? Heu, je l’ai obtenu en ignorant le « tu sais, je n’étais pas en vacances non plus aujourd’hui »
Parce qu’il ne faut pas me la faire à moi, une journée de bureau, je sais aussi ce que c’est, un patron, des clients pénibles, un collègue puant…
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En sortant de mon bain, emmitouflée dans ma doudoune, une cigarette à la main assise sur mon balcon, j’ai savouré ce petit moment d’adulte, cette légère ivresse qui me faisait trouver, belle, la nuit pleine de neige…et ignorer les cris de mes enfants et le regard implorant de mon mari, loin là bas, de l’autre coté de la fenêtre…