Les aventures des poussins, racontées par leur presque poule de mère
Ca commence, la transformation de mon fils en Derrick...
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Ça fout la trouille quand même.
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On me demande de temps en temps, où j’en suis avec l’allemand.
L’allemand la langue, pas l’allemand mon mari…enfin je crois.
Ça n’avance pas des masses, et pour cause, je ne me suis pas réellement mise, je compte commencer à prendre des cours en janvier.
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Mais je me débrouille, à la caisse du supermarché, je comprends le « vous avez la carte de fidélité? » mon « Nein » doit sonner suffisamment Français pour qu’elles ne s’engagent pas dans un grand argumentaire.
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Je suis aussi allée chez le dentiste seule, comme une grande.
Fallait vraiment que j’ai mal.
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Le dentiste, un homme charmant, sans la moindre ironie, a trouvé très amusant que je ne parle pas allemand, j’ai un peu eu l’impression d’être l’attraction du jour.
Quand il m’a proposé une piqûre, j’ai très bien compris et heureusement pour moi il a très bien compris mon « oui s’il vous plait ».
Quand il m’a demandé de prendre un nouveau rdv, j’ai très bien compris qu’il restait bien dans son domaine professionnel et qu’il ne m’invitait pas à boire un verre…dommage.
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Mais là où j’ai été vraiment fière de moi, c’est vendredi.
Vendredi je décide d’emmener Elliot à la piscine, par -2° faut quand même en vouloir…
Évidement à la caisse je parle allemand, et en entrant dans les vestiaires, mon Poussin me regarde d’un air sidéré: « mais maman, tu parles Allemand, mais POURQUOI tu parles Allemand? »
Il croyait avoir le monopole…je l’ai bien eu.