Les aventures des poussins, racontées par leur presque poule de mère
Et voila, elle est passée cette semaine seule sans hommes à la maison.
Mardi je retrouve mon mari et mercredi mon fils, j’ai hâte de les revoir et en même temps je savoure ces derniers instants seule donc libre.
Ce n’est pas prêt de se reproduire ce phénomène étrange, une semaine sans mari, sans enfant, sans boulot, sans contrainte horaire, sans obligation culinaire, sans autre rythme que celui de ma fatigue, je sieste quand ça me chante, je nettoie la caisse du chat à 23h si ça me tente (tout est relatif…), et j’écris sur mon blog un dimanche si je veux…
Je n’ai pas non plus passé la semaine sur le canapé car il y avait du pain sur la planche.
Nous avons la chance d’avoir des déménageurs qui s’occupent de tout mais il m’a semblé judicieux de trier et ranger avant qu’ils emballent notre grand bazar et qu’ils le déballent tel quel, 850 kilomètres plus loin.
Il m’a paru plus simple de ranger et trier (je ne compte plus les sacs poubelles) avec un ventre de 8 mois de grossesse plutôt que de ranger et trier avec un ventre de 8 mois de grossesse ET un Poussin dans les papattes..
Et puis être seule m’a permis de m’interroger, de me poser de vraies questions sur ma vie, et sur les objets qui l’entourent…
Pourquoi est-ce que la grosse poussette d’Elliot, celle que l’on n’utilise plus depuis un an, a des éléments dispersés sur les 3 niveaux de la maison.
Pourquoi est-ce que les outils sont, dans la boite à outils, devant le placard dans lequel se trouve la boite à outil, dans le tiroir de la cuisine, sur la commode de l’entrée et dans le placard de la salle de bain?
Je suis arrivée à la conclusion suivante, soit le fait de vivre de nouveau dans un appartement va me sauver soit au contraire je vais devoir faire appel à M6 et les drôles de dames de l’émission c’est du propre dans moins d'un an…
Mais finalement malgré quelques coups de blues (entendre son Poussin qui pleure à 500 km c’est un crève cœur…) je crois que c’est finalement mon mari qui vit le plus mal la situation, un peu fatigué de jouer les Tanguy chez son papa et sa maman il hâte de retrouver sa vie normale.
Quant à Elliot, je crois qu’il profite bien de ses vacances, les pleurs dont je parlais plus haut, n’étaient pas liés à mon appel mais à une gamelle quelconque.
La nouveauté de ces vacances c’est que je lui parle au téléphone, même si les conversations sont succinctes c’est un vrai bonheur de l’entendre, de constater qu’il ne pleurniche pas, qu’il n’a pas l’air impatient de rentrer à la maison, qu’il s’amuse.
Quant aux grands parents, ils sont épuisés, Elliot se couche avec autant de difficultés qu’à la maison (mais se lève un peu plus tard).
Il a surtout compris que les grands parents étaient des compagnons de jeu parfaits: «et papi, on va à l’eau? Et mamie, vient faire la course, vient faire un château… » et qu’ils étaient bien plus dynamique et mobiles que sa baleine de mère…