Les aventures des poussins, racontées par leur presque poule de mère
Ce we était notre dernier we en famille dans notre maison, nous en avons profité pour ne pas sortir et errer du salon au jardin, sans pour autant faire ce que nous avions à faire avant le départ…
J’espère qu’elle ne va pas me manquer, cette maison.
Ce que je ne vais pas regretter c’est certain, ce sont les escaliers, qui depuis quelques semaines sont devenus mon calvaire, je laisse mon souffle entre 2 étages et ne le récupère que 5 mn plus tard.
Les « maman, vite, le pipi il vient » qui me faisaient tant rire il y a 2 mois ont comme un avant goût de crise cardiaque, une main sur la rampe d’escalier, l’autre tenant le pot.
La cuisine non plus je ne vais pas la regretter, d’autant que le four vient de tomber en panne et que samedi les frites au fours, nous les avons faites au barbecue.
Cela peut sembler être une bonne idée… Mais ça ne l’est pas…
Les meubles orange, la hotte débranchée pour le contrôle qualité gaz et le tiroir qui coince, je les abandonne sans me retourner.
Les chambres, elles, vont me manquer.
C’est drôle, ma chambre, je l’adore, j’ai choisi avec la bénédiction de Stephan le papier peint, le parquet foncé, les meubles clairs…elle me plait vraiment mais c’est celle d’Elliot qui va me manquer.
Nous nous sommes installés ici lorsque Elliot avait 8 mois, avant nous vivions dans un deux pièces, la chambre du Poussin était aussi la notre, la tête de son lit collé au pied du notre.
Pendant des mois j’ai rêvé de sa chambre, pas seulement pour que nous retrouvions la notre, pendant ma grossesse j’ai été frustrée de cette préparation, déçue de ne pouvoir peindre et bricoler un nid pour mon petit.
Alors sans doute que certains de nos visiteurs l’ont trouvée un peu bébé avec sa frise en oursons, certains se sont peu être demandé pourquoi, alors qu’il avait presque un an, nous lui faisions une chambre de petit alors qu’il allait bientôt être un garçon.
Mais j’en avais envie de cette chambre, nous lui avons fait la chambre dont moi je rêvais et je la quitte à regret, je sais pourtant, que sans doute bientôt, les oursons auraient été cachés sous les posters…
Nous partons dans 15 jours de jour vers de nouvelles chambres, une nouvelle cuisine toute aménagée, un chouette appartement avec une chambre pour chacun des enfants.
Ce n’est toujours pas le logement dans lequel nous allons vieillir, nous n’aurons plus de jardin et nous allons vivre au fin fond de la campagne allemande, dont le sol boueux n’a pas encore été foulé par le haut débit…
Mais nous avons de la chance, une surface plus que honorable, un loyer que l’on peut payer, une école à proximité, le boulot de Stephan guère plus loin.
Nous avons de la chance, nous partons ensembles.