Les aventures des poussins, racontées par leur presque poule de mère

Hier en arrivant de la crèche j’ai eu l’excellente surprise de voir que mon mari était arrivé.
Heureuse comme tout, j’en battais presque des mains.
Là vous m’imaginez en jeune mariée de 6 semaines se jetant chaque soir au cou de son aimé en rentrant, hi di hi do, du boulot.
Et bien c’est presque ça, en fait, Elliot avait un caca couche.
Toute heureuse d’être débarrasser de l’infamante tache journalière (voir bi journalière les jours de fête), je refile le poussin à son papa en précisant « change le en vitesse, ma mère arrive, ça serait chouette qu’il ne pue pas trop ».
En montant le Poussin mal odorant, je l’entends (et comprends, c’est une chance) qu’il lui dit en Allemand, « vite, vite on change la couche, mamie arrive, elle aura sûrement un cadeau pour toi. »
Pressée de voir Stephan emmener loin de moi l’effluve qui me chatouille les narines depuis la sortie de la crèche, j’abrège ma leçon de moral, je rappelle quand même que les grands parents ne sont pas des portes monnaie, qu’ils ne sont pas sensés avoir un cadeau à chaque visite…et « bla bla bla, va vite me changer cette couche mon amour s’il te plait ».
Mamie arrive, Elliot et son père redescendent, Elliot est tout heureux de la voir, il l’embrasse sans se faire prier, je suis ravie.
Jusqu’à ce: « l’es où cadeau mamie ? »
Le rouge me monte aux joues, ne m’empêchant pas de décrocher un regard noir à mon mari…
Nous avons échappé au drame, Mamie avait bien un cadeau, mais elle n’a pas manqué de s’étonner « tiens c’est quand même bizarre qu’il demande un cadeau comme ça, il ne réclame pas habituellement… »
Non, non, il ne réclame pas habituellement, et il ne réclamera plus (comment ça je rêve ?) même si je dois pour cela, cuisiner en sauce piquante la trop longue et bien pendue, langue de son père…