Les aventures des poussins, racontées par leur presque poule de mère
Mardi, après être allée faire connaissance avec ma petite nièce (surnommée la belle au bois dormant puisque tant mardi que samedi, je n’ai pour ainsi dire pas vu ses yeux ouverts…), j’ai pris la route direction: le Poussin.
Quel bonheur, le voir se jeter dans mes bras en criant « ma maman à moi », rien que pour le plaisir des retrouvailles, il faut se quitter de temps en temps.
Bêtement j’avais peur qu’il me rejette, qu’il m’en veuille de l’avoir laisser si longtemps ou alors que je le dérange dans ses vacances avec Mamie…
Non seulement j’ai vite compris qu’il n’en serait rien, mais j’ai compris ce qu’il allait m’en coûter…
J’ai découvert mon PPC…mais non, pas mon propre parti communiste…mon Poussin Pot de Colle…
Un petit garçon qui ne fait rien sans sa maman, et surtout qui ne laisse rien faire à sa maman sans lui…
Il était avec moi dans la salle de bain, aux toilettes (super, quant on connaît mes soucis…il n’y a rien de tel qu’Elliot me regardant aux toilettes et demandant « a y’est ? » pour me constiper définitivement…)
Il a refusé de se coucher sans moi (je suis allée le chercher sans mon mari, il y avait donc une place dans le lit: d'ailleurs quand je lui ai dit qu'il n'y avait pas de place il m'a dit: "la place de papa c'est pour Elliot...").
Le premier soir je l’ai joué « finement » en refusant tétine et Doudou dans le lit de grand, ce qui fait qu’au bout de 5 mn il m’a demandé le petit dodo.
Le second soir ce fut le pompon…un Elliot à bout, de fatigue, de nerf, qui hurle, qui se couche par terre, qui veut remettre des habits (à 22 heures…)…
Une maman au bord de la crise de nerf qui accepte, de le prendre dans son lit, qui accepte les tétines, les doudous, qui aurait même accepté un troupeau de poney pourvu qu’il dorme, là tout de suite, maintenant…
On s’est finalement endormis, et je l’ai rapatrié dans son lit au cours de la nuit.
Le plus pénible a été pour ma mère, dès mon arrivée, il l’a complètement rejetée, refusant câlin ou bisous mais aussi parfois même, qu’elle lui adresse la parole, j’ai du plusieurs fois me fâcher car il la tapait…
Ce bougre de chameau est même entré dans sa chambre en son absence et a jeté par terre le contenu de sa table de nuit…
J’ai appelé Dolto, j’ai tenté de rassuré le Poussin, « on va rentrer tous les deux à la maison » je lui ai rappelé qu’il pouvait aimer sa maman et sa mamie en même temps, je lui ai dit combien j’étais heureuse qu’il se soit amusé avec sa grand-mère pendant les vacances…
Finalement j’ai abandonné la psychologie infantile, j’ai puni quand il tapait ou râlait, j’ai même menacé de punition le dernier jour pour qu’il dise au revoir à mamie avec un bisou…
No body is perfect… ça fait quand même gagner du temps d’envoyer Dolto et Compagnie voir ailleurs si j’y suis…
Nous sommes rentrés vendredi, j’avoue que j’avais hâte car en plus d’être collant avec moi et désagréable avec sa Mamie, Elliot était très excité, criait, sautait…la fatigue des nuits raccourcies associée à la joie de retrouver sa mère adorée (moi), sans doute…
De toute façon, il ne fallait pas traîner puisque nous avions de la visite pour le week end : papi et mamie le retour, impatients de connaître Louise, ma nièce ils sont venus passer le week end à la maison.