Les aventures des poussins, racontées par leur presque poule de mère
Ca faisait un moment qu’il les réclamait les vacances, à la maison, on ne pouvait plus prononcer le mot sans qu’Elliot ajoute « les vacances c’est chez Mamie, hein ? », heureusement, quand on est salarié avec 5 malheureuses semaines par an on ne le prononce pas tout les jours…
On n’allait pas le priver cet enfant, s’il rêve de vacances dans la campagne Poitevine chez sa grand-mère, ça serait quand même dommage de les lui refuser…
D’autant qu’en bons parents indignes, on en profite pour partir 3 jours….
Vers mon rêve à moi (comme ça tout le monde est content), à Venise.
Je ne cherche pas (du tout) à me donner bonne conscience mais Venise pour un Poussin de 2 ans et demi dont le grand bonheur est d’aller manger des frites au bistro chez Papi, je ne vois pas l’intérêt.
Il est donc parti hier, bêtement en voyant la voiture de mamie s’éloigner, chargée de vélo, de poussette, de slips Winnie Pooh, de petites voitures, de legos, de DVD, de couches, j’ai soudain eu envie de tout annuler, même Venise, pour garder avec moi mon fils adoré.
J’étais prête à tout ranger, ces valises, sac et cabas que j’avais passé la matinée à préparer, évidement je n’en ai rien fait, j’ai souri en faisant « au revoir » à mon Poussin presque endormi dans le siège auto et j’ai attendu que la voiture passe le coin de la rue pour pleurnicher dans les bras de mon mari.
Je me suis consolée d’une sieste, d’un rangement complet de mon dressing et d’un sachet de Curly (c’était un lot de 2, voir note précédente)
J’ai attendu sagement 20h30 pour appeler ma maman (que le Poussin soit couché), il a dormi tout le trajet et était heureux de trouver la maison de mamie, avec ses jouets, il a mangé, pris son bain et s’est couché sans faire d’histoire, sans réclamer ses parents…
Comme chaque fois après ce premier appel des vacances je me suis sentie à la fois un peu bête, comme toute nue dans un supermarché : mon Poussin fait sa vie sans moi…et à la fois très fière de mon fils, un grand garçon, bien sa peau, suffisamment sure de lui et de l’amour de ses parents pour savourer ses vacances.
Alors je me suis concoctée mon petit programme de couple sans enfants sans plus de remords, un ciné, une soirée avec une amie, cure de sommeil et grand ménage.
Départ pour Venise samedi matin, retour lundi soir.
Vous allez être ravis et passionnés d’apprendre que mardi prochain je dois d’abord attendre l’entretien de ma chaudière avant de filer rejoindre mon Poussin chez ma maman et d’y passer le reste de la semaine.
Comme vous êtes en train de compter sur vos doigts, je vais vous faciliter la tâche, c’est 9 jours sans Poussin pour moi et 13 jours de séparation pour Papa Coq, et pour vous, une semaine (la semaine prochaine) sans moi…c’est dur, je sais.