J’ai pensé à vous hier, je me promenais avec Elliot, lui à vélo, moi trottinant à pied derrière lui (c’est qu’il progresse le bougre…) je pensais à mon article d’aujourd’hui.
Je pensais vous parler de mon grand Poussin, champion de vélo de grand, je me disais aussi qu’il était particulièrement sage ce we et que je n’aurai pas grand-chose de rigolo à vous raconter.
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Nous avions profité d’une éclaircie pour sortir voter, enfin surtout moi, mon Poussin bien qu’ayant presque un an de plus qu’aux dernières élections n’a toujours pas trop saisi le concept de se cacher derrière un rideau sans essayer un pantalon neuf.
J’ai eu beaucoup de chance que le candidat aux élections cantonales qui avait retenu l’attention d’Elliot (voir par là) ne soit ni présent ni en affiche dans le bureau de vote, allant voter sans mon allemand de mari, je n’aurais sans doute pas trouver drôle qu’il appelle papa un sexagénaire ventripotent en public…
. En sortant du bureau de vote, comme il ne pleuvait toujours pas, je propose à Elliot de rallonger un peu la promenade, ce qu’il accepte avec enthousiasme.
Arrivés au point exacte le plus éloigné de la maison, alors que je savourais la balade en me disant, « on a de la chance, on sera arrivé avant la pluie », ou encore « qu’est-ce qu’il pédale bien mon fils », ou encore, « qu’est-ce qu’il est obéissant » (quand j’hurlais 20 mètres derrière « Elliot attend maman ! », il s’arrêtait pour attendre sa pauvre mère à bout de souffle) bref, c’est à ce moment précis de plénitude qu’Elliot descend de son vélo ouvre sa petite sacoche accrochée au guidon, en sort sa tétine et me tend les bras en réclamant « maman porte… »
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C’est au même moment que je me suis aperçue que je n’avais pas emmené l’espèce de ficelle qui me sert à tirer le vélo lorsque Elliot ne veut plus pédaler…
Me voila avec un Poussin de 13 kilos et un vélo de grand, pesant son poids de vélo de grand sur les bras.
Nous sommes à un bon quart d’heure à pied de la maison, reste la négociation ou l’abandon de Poussin ou de vélo sur la voie publique…
Je commence à lui parler de la cabane, la tente en forme de château que l’on met dans le jardin en été que je prévoyais de monter dans sa chambre histoire d’occuper cette fin d’après midi pluvieuse.
Ça fonctionne, Elliot accepte de marcher, je détache une partie de la sacoche pour pouvoir traîner le vélo et on marche main dans la main, satisfaits de cette sérénité retrouvée…
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Il y aura une deuxième crise un peu plus loin, où je tenterais de lui faire accepter le fait que la maison est plus proche si on continue tout droit que si on fait demi tour…pas facile pour un Poussin de 2 ans et demi qui ne connais pas cette promenade…
Il y aura une 3ème crise, très amusante… Elliot à fond les manettes en vélo, et moi qui court derrière me tenant le nez car il a les klenex dans sa sacoche et que je saigne du nez… et que comme par hasard cette fois il refuse de m’attendre…
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On arrivera à la maison juste avant qu’il pleuve, la cabane est montée dans les cris de joie du Poussin qui ne l’avait pas vu depuis cet été, évidement, j’installe le garage DANS la cabane et je peux enfin me remettre de ma promenade au pas de course, allongée sur mon lit avec 2.3 bd, en écoutant d’une oreille Elliot qui joue dans sa cabane.
C’est marrant, maintenant il discute tout seul, les autos font vroum, les bonhommes se saluent en disant « Servus » (les bonhommes parlent allemand), le bébé pleure en faisant ouinnnnn… et Elliot crie « non grigrine » (la chatte a du passer la tête par la porte de la tente, pensant peut être que j’avais enfin installé une caisse géante à l’étage…