Ma mère, à moins que ça ne soit Patrick Bouchitez, m’avait pourtant prévenue : « la vie n’est pas un long fleuve tranquille, tu sais. »
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Et pourtant, je la regardais pleine de confiance, la barque du couple, naviguant sur le fleuve amour.
De l’amour était né une complicité sans faille, on pensait que rien de pourrait l’ébranler, on regardait les rochers abrupts en plaisantant, jamais il ne s’approcheraient de cette barque là…
Et pourtant…
Et pourtant ils se sont approché, premier coup de canif au contrat, il a abîmé la coque mais pas coulé la barque, le second en revanche…un véritable iceberg qui est venu la brisée.
D’autant plus traître et sournois, qu’un iceberg, dans un fleuve, on ne s’y attend pas…
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Il avait d’abord cru pouvoir dissimuler ses écarts, malheureusement ça s’est su, inévitablement, évidement : le prix à payer lorsque l’on est un personnage blogopublic…
Lorsqu’il a revu sa belle, Elliot y croyait encore, il pensait que la distance imposée par Romane était juste de la timidité, mais moi j’ai compris tout de suite que sous ses airs de femme forte, il y avait un cœur brisé.
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Elle l’a ignoré, faisant mine de s’intéresser à ses jouets, trouvant soudain ce petit camion pompier tout à fait passionant, c’était surtout un prétexte pour ne pas croiser le regard d’Elliot.
Il a finalement vite compris qu’elle savait, il a hurlé quelques excuses maladroites, puis a cherché par l’humour, à dédramatiser la situation.
Il n’a cessé de faire le pitre au cours du déjeuner, criant, rigolant, se mettant debout sur la chaise haute…un festival…
Un moyen surtout de cacher sa peine de voir que sa fiancée n’était pas prête à lui pardonner ses écarts de conduite.
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Romane, elle, a caché son désespoir dans ses lasagnes, pour ma part j’y ai vu une lueur d’espoir, en faisant honneur au plat que j’avais préparé, elle a sans doute voulu conserver sa place de belle fille au sein de notre famille.
J’ai admiré sa dignité, imaginant sa douleur de savoir que quelques semaines plutôt dans cette même maison, c’est Ihsane qui avait les faveurs d’Elliot.
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Et finalement, les tensions se sont apaisées, grâce à un peu de vache qui rit sur le nez et a des mains trempées dans la Danette, Elliot a réussi à rendre le sourire à Romane.
Incité par les sourires de sa belle, Elliot a enchaîné, galipettes sur le canapé, escalade de coussins, cache cache endiablé derrière les rideaux…
Impressionnée, Romane ne savait pas si elle devait rire ou aller se réfugier dans les bras de ses parents.
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En parlant de parents, ils n’étaient pas fâchés que le temps permette d’aller aérer le Poussin, avant qu’un fâcheux accident survienne : du genre chute sur carrelage ou du genre puni au dodo alors qu’on a des invités…
Pour les photos de la rencontre il faut aller voir chez Lynda, en cliquant là.