Je suis de mauvais poil aujourd’hui, je me suis levée du pied gauche, 20 minutes plus tard que d’habitude, soit, mais du pied gauche.
(En même temps, se lever à 7h10 au lieu de 6h50, n’a rien de transcendant…)
J’ai mal à la gorge, comme si un ballon s’y était coincé, ça me bourdonne jusque dans les oreilles.
J’ai sûrement de la fièvre, mais comme le thermomètre est en vacances avec mon Poussin, je ne peux pas vérifier.
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Ça a commencé hier, lorsque nous sommes rentré à la maison, seuls, sans Elliot, je me suis dis, waouh, j’ai les boules, au sens propre comme au figuré, un peu cafardeuse, je n’avais qu’une envie, m’enrouler dans un couverture et traîner sur le canapé devant vidéo gag…
J’avais la nuque un peu raide, rien de surprenant après mes 2 heures de sieste dans la voiture, la tête tordue, le cou scié par la ceinture de sécurité…
C’est en fin de soirée après avoir téléphoner chez ma mère, m’être assurée que le Poussin se remettait de notre absence, qu’il avait joué, dormi, mangé, pris son bain, parlé et rigolé comme si de rien n’était que je me suis inquiétée…
Les symptômes persistent… le verdict tombe, ma maladie n’est donc psychologique, provoquée par ma mauvaise conscience d’abandonner mon fils…
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Horreur, malheur, c’est juste la grosse poisse, celle qui fait qu’après le boulot au lieu d’enchaîner rattrapage du ménage en retard, rangement de la chambre du Poussin avec tri des jouets et des vêtements trop petits, cuisine d’un délicieux repas à déguster en tête à tête et j’oubliais, on est lundi, j’ai piscine aussi…
Bref au lieu de tout cela, je vais me traîner péniblement de la voiture au canapé, je vais gémir en m’enroulant dans la couverture, et je vais regarder un tas d’ânerie dont j’ignorais même l’existence…
Je vais attendre le retour de mon mari, il va être obligé de préparer le dîner, me le servir au canapé, il va devoir compatir et être aux petits soins…
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Si ça c’est pas la poisse…