J’ai lu chez Madeleine un chouette article, dont je vais reprendre le thème pour mon blog, qu’est-ce que je faisais avant la naissance de mon Poussin et que je ne fais plus ou quasiment plus ? .
Déjà, au tout départ, c'est-à-dire, lorsque le projet « enfant » a commencé à germer, lorsque j’étais enceinte et même les 3 premiers mois de mon Poussin, je continuais à me convaincre que chez moi, bébé ne rimerait pas avec boulet.
N’ayant pas, avant la naissance de mon fils une vie très dissolue, je ne voyais pas pourquoi ce petit (ce tout petit) être viendrait la modifier.
Je n’envisageais pas de déménager, je répétais à qui voulait l’entendre que 40m² (une seule chambre, une salle de bain exigu, sans baignoire) était largement suffisant pour 2 adultes, un chat et un petit bébé de 3,5 kilos et 50 cm…
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Je ne sais pas si mon mari était réellement convaincu, il faut dire qu’il a une technique efficace quand je raconte des âneries de ce genre, plutôt que de m’attaquer de front, ce qui aurait pour effet de m’agacer, pour être polie, il me laisse faire.
Sa patience est assez impressionnante puisqu’il est capable de me laisser m’enfoncer sans me contredire, pendant des jours, voir des mois, il attend que moi toute seule je me rende compte de mon erreur, et me regarde changer de direction, j’imagine avec une pointe d’amusement… une pointe seulement, je n’en tolérerais pas plus…
Aux 4 mois d’Elliot nous cherchions déjà à déménager…
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Bien sur mon fils a changé ma vie, mais c’est bien ce que j’espérais, ce que j’attendais…
Mais qu’est-ce que je ne fais plus depuis qu’il est là….
J’ai posé la question a mon mari qui lui a trouvé une réponse immédiate (nous étions sur la route pour partir en we) il me répond « rouler en SLK » (voiture de sport à 2 place pour les automobilo-récalcitrants)
La naissance d’Elliot l’a forcé à revendre le joujou, le joujou qu’il attendait de pouvoir s’offrir depuis son permis de conduire, et dont il a profité une petite année seulement…
Depuis la naissance d’Elliot, la route vers l’Allemagne prends 2 bonnes heures de plus qu’avant, il est loin le temps où nous roulions, trop vite, sans autre pause qu’un plein dans le réservoir et un petit pipi.
Nous faisions la route en mangeant des cochonneries (aujourd’hui interdites pour cause, d’une part de 10 kilos de grossesse non reperdus et d’Elliot derrière, qui est trop jeune pour les M&M’s, alors c’est un peu vache de les manger devant lui…), en fumant des clopes (oui, oui, dans la voiture…)
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On en rêve souvent, lorsque nous roulons, respectant les limitations de vitesse, dans notre monospace Diesel, avec à l’arrière un Poussin sauvage hurlant et braillant…
Je me demande si dans 20 ans, lorsque nous voyagerons à nouveau seuls, en coupé cabriolet (bien sûr), est-ce que nous aurons encore ce petit air Bonny and Clyde, que j’aimais tant ?
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Je préviens d’avance celles qui seraient tentées de me laisser un com du genre « bah voyons, Bonny and Clyde, à 50 ans, avec la bedaine, les lunettes double foyers, ça sera vraiment la classe » je les préviens qu’elles feraient mieux de ce taire, parce que il y a une chose que je n’ai pas perdue à l’arrivée de mon fils c’estbien mes illusions, elles s’effritent parfois, sont revues à la baisse souvent, mais elles tiennent bon, contre couche et caca slip, nous resterons, mon mari et moi, un couple « glamour »…