Vendredi matin, nous avions la très attendue (depuis octobre 2006 qu’Elliot y va chaque jour) visite médicale d’admission à la crèche.
Je n’en ai parlé à mon Poussin qu’une fois dans la voiture : « tu sais Elliot, ce matin avant d’aller jouer avec les copains, nous allons aller voir le docteur de la crèche »
J’ai eu le droit à « non docteur » un nombre incalculable de fois.
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Durant le bon quart d’heure d’attente (sachant que nous étions son deuxième rendez vous) nous avons joué au docteur, « et il va regarder où le docteur »
« Là » dit Elliot en montrant ses oreilles
« Là » dit Elliot en montrant son nez
Et « là » dis-je en montrant sa bouche.
« Non, non pas là » me répond Elliot passant du rire aux (presque) larme en un instant… hum…ça promet.
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Quant il a s’agit d’entrer dans la salle, mon petit garçon s’est transformé en petit bébé, accroché à mon cou, il a gardé sa tête cachée dans mon épaule durant tout l’entretien, refusant de s’asseoir face au médecin (qui n’avait pourtant pas mauvaise haleine).
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Après les (lourdes) questions d’hérédités :
« Vous avez des parents souffrant de diabète ou d’hyper tension ? »
« Oui »
« Les deux ? »
« Oui les deux… »
« Vous avez des soucis de vue ou d’audition dans la famille ? »
« Oui »
« Les deux ? »
« Oui les deux »
« Et vous avez fait quand même un enfant ??? »
Pour la dernière question, je plaisante, elle était même plutôt gentille cette pédiatre.
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Il a alors fallu passer à l’examen du phénomène…
« Aller, je suis sure que tu es un gentil petit garçon » dit le médecin, s’adressant au bébé koala qui se trouve pendu à mon cou.
Ça a été le pire examen médical de la jeune vie de mon fils… c’est simple elle quasiment rien pu voir, je n’ai pas réussi à le déshabiller complètement, elle pas pu le mesurer, le peser…
Elle a réussi à entrevoir des oreilles congestionnées, de belles dents et une gorge rougie sans doute par les hurlements du poussin.
Elle m’a conseillée de revoir l’ORL, elle m’a aussi demandé s’il a déjà testé l’audition de mon fils de manière approfondie, puisqu’il a refusé de coopérer à ses propres tests (boites à meuh.)
Je lui ai rappelé que mon fils n’avait rien de spécial contre elle, et qu’il réagissait comme ça avec tous les médecins, et que l’ORL, plein de bon sens m’a conseillé d’attendre que les choses (façon polie de désigner mon fils) se calment.
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Le Poussin était rhabillé, calmé et sagement assis dans mes bras, lorsque ce pédiatre, plutôt téméraire décide de lui pointer une lampe électrique dans les yeux…
Elliot a hurlé, il a les yeux très sensibles (il réclame souvent ses lunettes de soleil ou nous demande d’éteindre le spot dans la cuisine)…j’ai cru qu’il allait la taper…
Cette andouille de pédiatre que décidément j’apprécie de moins en moins me demande « et vous avez consulté un ophtalmo ? »
Je lui explique que j’en ai parlé à ma pédiatre, qu’elle m’a rassuré et m’a dit que de toute façon, pour un examen ophtalmologique sur Elliot il faudrait une anesthésie générale…
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J’ai laissé mon Poussin aux yeux rouges aux puéricultrices et je suis partie bosser.
Sur le chemin, je me suis posé mille questions, que faire pour que sa peur des médecins s’apaise, j’ai essayé de jouer au docteur, avec lui, avec le doudou, lui parler, le rassurer, faire le clown pour le distraire…
Et comment ferait on s’il tombait malade, avec des soins, des médicaments, des visites fréquentes de médecins…
Bref je suis arrivée à Versailles avec le moral au fond de mes chaussettes, j’ai cherché désespérément à me stationner durant une demie heure… au bord de la crise de nerf j’ai appelé le bureau pour dire que je prenais ma matinée, de toute façon il était déjà 11 heures.
Je suis allée à la Fnac, j’ai acheté « T’Choupi est malade » pour Elliot.