Samedi 22 décembre, premier jour de vacances.
Je me réveille vers 10h30, deux heures après le Poussin et son gentil papa, j’entends à l’étage inférieur un bruit de Poussin jouant en body (si, si j’ai l’ouie plus fine que mes appareils auditifs ne le laissent croire).
Je me lève et constate les progrès de mon fils qui sait à présent retirer seul son pantalon, et qui a eu l’heureuse initiative de passer à l’acte par moins 5° dehors et un petit 20° (difficilement obtenu) dans la maison.
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J’avoue qu’au saut du lit, non seulement je ne suis pas contrariante mais en plus j’ai parfois de drôles d’idées, et je lance à mon Poussin « Elliot, tant qu’à te balader en body, pourquoi pas retirer la couche et mettre un slip ? »
Habituellement j’ai droit à un « non chlip ! »
Mais là tout content il se dirige vers sa chambre, en tirant sur la couche et en répétant la prière qui nous poursuivra durant toutes la vacances : « chlip Winnie Pooh, chlip Winnie Pooh… »
Le regard noir de son père se pose sur moi, LUI n’est visiblement pas prêt pour l’expérience mais il est déjà trop tard pour faire demi tour.
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2.3 pipis slip plus tard (plus de slip Winnie l’Ourson en stock mais les vieux slip hérités du cousin) je suis à présent totalement réveillée et commence à saisir l’ampleur du problème slip… Elliot ne veut plus de couche mais ne demande pas le pot.
Lorsque par hasard nous parvenons à le mettre sur le pot au bon moment il fait dedans, mais il ne le réclame pas, pire encore, pris par le jeu il refuse de s’y poser un instant.
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Pour la sieste et le coucher, je parviens à lui mettre une couche, qu’il parviendra, à notre grande (et malheureuse) surprise, à retirer pendant la nuit…
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Dimanche 23 décembre, 2ème jour de l’opération slip
Après 3 accidents, dont une gros (vous aurez compris sans que j’entre dans les détails) je me fâche, le dernier gros pipi a été fait juste après que j’ai grondé le poussin (déjà je le laisse se balader en slip, je ne vais pas non plus le laisser se cacher dans le frigo) j’ai donc pensé qu’il l’avait fait plus ou moins exprès.
Bref, je le gronde en essayant de lui mettre une couche, il hurle et se débat si bien que je trouve une parade pour sortir la tête haute de notre affrontement : la menace :
« Encore un pipi slip et je te mets une couche, mais sache qu’à présent un pipi pot sera récompensé d’un carré de chocolat »
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Plus d’accident de la journée, et ce malgré une promenade au parc, promenade extrêmement éprouvante pour moi, je l’ai vécu dans l’angoisse de l’accident (pas de la circulation, l’accident)
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Lundi 24 décembre, fin de l’opération slip
Matinée sans accident, ponctuée « tu veux aller au pot ? », toutes les 5 mn…
L’après midi, nous partons chez ma mère, une fois en lieu sûr (hors de la voiture et du siège auto non déhoussable) nous lui retirons, pas peu fiers, sa couche.
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3 pipi slip plus tard (et un refus catégorique du popo de mère grand) on déchante, petit débriefing dehors en tête à clope avec mon mari.
Compte tenu de ce qui s’annonce, jour de Noël, voyage en Allemagne, nous décidons de remettre, sans lui demander son avis, ses couches au Poussin, bref nous lui lâchons le slip…